
📌 L’essentiel en bref : la PI pour les startups canadiennes
- Ordre de priorité : marque de commerce > droit d’auteur (automatique) > brevet > secrets commerciaux — la grande majorité des startups ont besoin d’une marque bien avant d’avoir besoin d’un brevet
- Le brevet a un piège fatal : divulguer avant de déposer = perdre définitivement la brevetabilité dans la plupart des pays en dehors du Canada
- Le droit d’auteur naît automatiquement à la création — aucune inscription requise — mais un enregistrement à ~65 $ CAD renforce considérablement la capacité d’exécution
- Le Canada ne dispose d’aucune loi fédérale sur les secrets commerciaux — la protection repose entièrement sur les ententes de confidentialité (NDA) et les contrats d’emploi ; l’article 2088 du Code civil du Québec est la disposition clé
- Les frais de l’OPIC ont augmenté de 4,4 % en janvier 2025 et augmenteront encore de 2,7 % en janvier 2026 — déposer tôt permet de verrouiller des tarifs moins élevés
La liste de contrôle PI du premier jour : par où commencer ?
La plupart des fondateurs traitent la protection de la propriété intellectuelle comme un problème à différer — quelque chose à régler une fois le produit construit, le financement bouclé, l’entreprise plus grande. Cette intuition est compréhensible et systématiquement coûteuse. La fenêtre optimale pour protéger sa PI est précisément celle où l’entreprise est la plus jeune et la plus vulnérable.
Une marque de commerce saisie par un concurrent avant votre dépôt peut coûter des dizaines de milliers de dollars à récupérer — si la récupération est même possible. Un brevet invalidé par une divulgation antérieure ne peut jamais être récupéré. Voici la liste de contrôle PI du premier jour que tout fondateur canadien devrait avoir à portée de main, classée par ordre de priorité :
| Priorité | Type de PI | Quand agir | Coût de référence |
|---|---|---|---|
| ① En premier | Marque de commerce | Immédiatement après avoir choisi un nom de marque | 458 $ CAD/classe (2025) |
| ② Automatique | Droit d’auteur | Naît à la création ; enregistrement optionnel | ~65 $ CAD pour l’enregistrement |
| ③ Noyau tech | Brevet | Avant toute divulgation publique | 1 500 $ – 5 000 $+ |
| ④ Contractuel | Secrets commerciaux + NDA | Avant la première embauche ou toute discussion de partenariat | Modèle 200 $–500 $ ; rédigé par avocat 1 000 $–2 500 $+ |
Marque de commerce : la première ligne de défense de votre marque
Une marque de commerce protège les identifiants de votre marque — un mot, un logo, un slogan, ou toute combinaison — qui distinguent vos produits ou services sur le marché. Au Canada, l’enregistrement d’une marque de commerce est géré par l’OPIC (Office de la propriété intellectuelle du Canada), offre une protection de 10 ans et est renouvelable indéfiniment.
Pourquoi la marque de commerce figure-t-elle en tête de la liste PI ?
Le Canada applique le principe du premier dépôt pour les marques de commerce. Un concurrent qui dépose votre nom de marque avant vous peut légalement vous forcer à rebaptiser votre entreprise — et disposera d’un levier considérable pour exiger une compensation. L’utilisation antérieure dans une zone géographique limitée ne confère pas de droits nationaux.
Le tarif de dépôt d’une marque de commerce à l’OPIC en 2025 est de 458 $ CAD par classe. Ce tarif augmentera de 2,7 % supplémentaires à compter du 1er janvier 2026. Le délai de traitement et d’examen après le dépôt est généralement de 10 à 16 mois — ce qui signifie que déposer tôt vous protège également pendant cette longue période d’examen.
“Nous avons passé deux ans à construire notre marque avant que quelqu’un nous suggère de vérifier l’OPIC. Une autre entreprise à Toronto avait déjà enregistré notre nom exact dans notre catégorie de produits trois mois plus tôt. Nous avons dû choisir entre une procédure d’opposition coûteuse et un rebranding complet — juste au moment où nous clôturions un tour d’amorçage.” — Un fondateur montréalais de commerce en ligne
Le Protocole de Madrid : une demande, une portée internationale
Si votre modèle d’affaires prévoit une expansion vers les États-Unis, l’Europe ou d’autres marchés internationaux, le Protocole de Madrid vous permet de déposer une seule demande internationale de marque de commerce — dans une langue, avec un seul jeu de frais — couvrant simultanément plusieurs pays membres. Le Canada a adhéré au système de Madrid en 2019, donnant aux demandeurs canadiens un accès direct à ce mécanisme.
Une demande au titre du Protocole de Madrid doit s’appuyer sur une demande ou un enregistrement canadien existant. Cela crée une incitation structurelle à déposer votre demande canadienne rapidement — elle devient le fondement de toute votre stratégie internationale de marques.
Brevet : exclusivité de 20 ans — avec une règle fatale
Un brevet confère à l’inventeur un droit exclusif de 20 ans au Canada pour fabriquer, utiliser et vendre l’invention brevetée. L’OPIC instruit les demandes de brevet canadiennes ; la protection est territoriale et s’applique uniquement au Canada. Une couverture internationale nécessite un dépôt distinct via le Traité de coopération en matière de brevets (PCT).
Le coût total sur les 20 ans de vie d’un brevet (frais OPIC plus honoraires d’avocat) va généralement de 1 500 $ à 5 000 $+ en frais gouvernementaux uniquement, les honoraires professionnels venant s’y ajouter substantiellement pour les inventions à forte intensité technologique.
Le piège « divulguer avant de déposer = perdre définitivement »
La règle la plus importante du droit des brevets canadien — et celle que les fondateurs enfreignent le plus fréquemment — est la suivante : une demande de brevet doit être déposée avant toute divulgation publique de l’invention. La « divulgation publique » comprend :
- Présenter l’invention dans un salon professionnel, une conférence ou un Demo Day
- Publier un billet de blogue technique, un article académique ou un livre blanc décrivant l’invention
- Décrire les détails techniques à un investisseur potentiel, un partenaire ou un client — même sous NDA
- Toute publication, vidéo ou description en ligne révélant le fonctionnement de l’invention
Le droit canadien prévoit un délai de grâce de 12 mois après la divulgation par l’inventeur lui-même, pendant lequel il peut encore déposer une demande de brevet canadienne. Cependant, ce délai de grâce ne s’applique qu’aux divulgations faites par l’inventeur. Une divulgation par un tiers — par exemple, quelqu’un qui a entendu parler de votre invention et en a publié une description — ne bénéficie d’aucun délai de grâce.
Plus important encore : ce délai de grâce n’existe pas dans la plupart des autres juridictions. L’Office européen des brevets, la Chine, le Japon et la grande majorité des marchés de brevets importants appliquent des normes de nouveauté absolue. Toute divulgation publique — même couverte par le délai de grâce canadien — détruit définitivement la brevetabilité dans la majeure partie du monde.
Conseil pratique : avant tout pitch, Demo Day, réunion d’investisseurs ou lancement public de produit — déposez une demande de brevet provisoire auprès de l’OPIC. Une demande provisoire coûte moins qu’une demande complète, fixe votre date de priorité et vous donne 12 mois pour déposer le brevet complet, tout en vous permettant de mener librement vos activités commerciales et de financement.
Hausses des frais de brevets 2025–2026
Les frais de dépôt et de maintien des brevets à l’OPIC ont augmenté de 4,4 % le 1er janvier 2025 et augmenteront encore de 2,7 % le 1er janvier 2026. Pour une startup déposant plusieurs demandes de brevets, ces hausses cumulées sont significatives — déposer avant janvier 2026 permet d’économiser sur l’ensemble du calendrier de maintien de 20 ans.
Droit d’auteur : protection automatique, enregistrement optionnel
Le droit d’auteur est la forme la plus accessible de protection de la propriété intellectuelle parce qu’il naît automatiquement à la création d’une œuvre — aucun enregistrement, aucun dépôt, aucune démarche gouvernementale n’est requise. Au Canada, la protection par le droit d’auteur couvre :
- Les œuvres littéraires (y compris le contenu écrit, les manuels et — élément essentiel — les programmes d’ordinateur)
- Les œuvres musicales
- Les œuvres artistiques (design graphique, design d’interface, photographie, illustrations)
- Les œuvres dramatiques
La durée de protection est la vie de l’auteur plus 70 ans — prolongée de 50 à 70 ans par les réformes canadiennes du droit d’auteur de 2022, pour s’aligner sur les exigences de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Pourquoi enregistrer si le droit d’auteur est automatique ?
Bien que la protection par le droit d’auteur ne nécessite pas d’enregistrement, effectuer un enregistrement auprès de l’OPIC (coût : environ 65 $ CAD) confère plusieurs avantages pratiques en matière d’exécution :
- Présomption de propriété : Un certificat d’enregistrement constitue une preuve solide en cas de litige et transfère la charge de la preuve au contrefacteur présumé
- Date de création établie : Crée un dossier clair indiquant quand l’œuvre a été créée, empêchant des tiers de revendiquer une date de création antérieure
- Levier d’exécution : Dans certains territoires, l’enregistrement est une condition préalable pour réclamer des dommages-intérêts légaux plutôt que de simples dommages réels
- Confiance en matière de vérification préalable : Les investisseurs effectuant une vérification préalable en PI voient les portefeuilles de droits d’auteur enregistrés d’un meilleur œil que les non-enregistrés
Pour les startups technologiques, le répertoire de code principal, les conceptions UI/UX, la documentation technique et les documents marketing sont tous de bons candidats à l’enregistrement du droit d’auteur. À 65 $ par enregistrement, il s’agit de l’une des dépenses juridiques les plus rentables disponibles pour une entreprise en phase de démarrage.
Secrets commerciaux : le Canada ne dispose d’aucune loi fédérale
C’est la lacune la plus fréquemment négligée du droit canadien de la PI : le Canada ne dispose d’aucune loi fédérale sur les secrets commerciaux. Contrairement aux États-Unis, qui ont adopté le Defend Trade Secrets Act (DTSA) en 2016, les entreprises canadiennes doivent s’appuyer entièrement sur des cadres contractuels et de common law.
Les protections juridiques disponibles pour les secrets commerciaux au Canada sont :
- Droit contractuel : Les ententes de confidentialité (NDA) et les clauses de confidentialité dans les contrats d’emploi et de consultation
- La common law — violation d’obligation de confidence : S’applique lorsque des informations confidentielles ont été partagées dans des circonstances faisant naître une obligation de confidentialité
- Québec — Article 2088 du Code civil : Impose une obligation légale de loyauté aux employés — incluant expressément une interdiction d’utiliser ou de divulguer les informations confidentielles de l’employeur — qui survit à la fin du contrat de travail
La conséquence pratique est sans équivoque : si vous n’avez pas documenté vos secrets commerciaux par des contrats écrits, vous n’avez pratiquement aucun recours juridique lorsqu’ils disparaissent avec un employé ou un partenaire. « Tout le monde sait que c’est confidentiel » n’est pas une protection légale ; un NDA signé, oui.
Entente de confidentialité (NDA) : les 6 éléments essentiels
Une entente de non-divulgation est l’instrument fondamental de la protection des secrets commerciaux. Un NDA à qui manque l’un des six éléments suivants risque d’être jugé inapplicable, ou d’être interprété d’une manière qui ne vous offre pas la protection escomptée :
| # | Élément | Pourquoi c’est important | Erreur de rédaction courante |
|---|---|---|---|
| 1 | Définition des informations confidentielles | Doit couvrir toutes les catégories sensibles — techniques, commerciales, financières — tout en restant suffisamment précise pour être applicable | Trop vague (« toutes les informations ») ou trop étroite (« uniquement les documents écrits ») |
| 2 | Exclusions | Doit exclure les informations déjà publiques, développées indépendamment ou dont la divulgation est requise par la loi | L’absence d’exclusions permet à la partie réceptrice de plaider que l’entente est une restriction déraisonnable |
| 3 | Durée | Typiquement 2–5 ans après la fin de la relation ; les informations techniques très sensibles peuvent justifier une obligation « perpétuelle » pour des catégories définies | Une durée excessivement longue peut être annulée ; l’absence de durée crée des litiges d’exécution |
| 4 | Recours | Doit expressément préserver le droit de demander une injonction — les tribunaux n’accordent pas d’injonctions provisoires sans autorisation contractuelle claire | Ne prévoir qu’un montant de dommages-intérêts forfaitaires, sans mention du recours en injonction |
| 5 | Clause de restitution/destruction | Oblige la partie réceptrice à retourner ou détruire certifiablement tous les documents confidentiels — y compris les copies et les sauvegardes numériques — à la fin de la relation | Oublier d’inclure les copies électroniques, le stockage en nuage et les sauvegardes |
| 6 | Divulgations autorisées | Doit explicitement permettre la divulgation aux avocats, comptables, conseillers et employés qui ont besoin de l’information pour exercer leurs fonctions | Une interdiction trop absolue crée des violations involontaires lors des opérations commerciales normales |
Les coûts de rédaction d’un NDA varient : un modèle (qui devrait toujours être examiné par un avocat avant utilisation) coûte environ 200 $ à 500 $ en frais de modèle. Un NDA rédigé par un avocat et adapté à vos circonstances spécifiques coûte 1 000 $ à 2 500 $+. Pour les NDA couvrant des technologies essentielles, des partenariats clés ou des relations avec des investisseurs, la rédaction professionnelle n’est pas optionnelle.
L’article 2088 du Québec : le filet de sécurité légal
Pour les entreprises opérant au Québec, l’article 2088 du Code civil du Québec fournit une base légale pour la protection des secrets commerciaux qui existe indépendamment de toute obligation contractuelle. L’article 2088 impose une obligation de loyauté aux employés — incluant expressément une interdiction d’utiliser ou de divulguer les informations confidentielles de l’employeur — qui survit à la fin du contrat de travail.
Cela diffère de manière significative des provinces de common law, où l’obligation post-emploi de protéger les secrets commerciaux dépend presque entièrement du contrat de travail. Au Québec, l’article 2088 fournit un plancher minimum de protection même si le contrat de travail est muet sur la confidentialité.
Principales implications pratiques de l’article 2088 pour les employeurs québécois :
- Même un NDA défectueux ou manquant ne laisse pas un employeur entièrement sans recours — l’article 2088 fournit une réclamation légale
- Cependant, l’article 2088 est une protection minimale, pas un substitut à un cadre contractuel détaillé ; les tribunaux l’interprètent de manière restrictive
- Les contrats de travail doivent identifier explicitement ce qui constitue des « informations confidentielles » pour renforcer la portée de l’obligation issue de l’article 2088
- Les clauses de non-sollicitation et de non-concurrence restent contractuelles et doivent satisfaire aux normes de raisonnabilité du Québec pour être applicables
Marque de commerce vs brevet : cadre de décision
Les fondateurs confondent fréquemment la protection par marque de commerce et par brevet, appliquant le mauvais outil au mauvais actif. Le tableau suivant clarifie quel instrument de PI s’applique à chaque catégorie d’actif commercial :
| Ce que vous voulez protéger | Instrument approprié | Considération clé |
|---|---|---|
| Nom de marque, logo, slogan | Marque de commerce | Déposer immédiatement ; le premier dépôt gagne quelle que soit l’utilisation antérieure |
| Invention technique, nouveau procédé, nouvelle structure de produit | Brevet | Déposer avant toute divulgation ; les brevets purement logiciels font face à des obstacles plus élevés au Canada |
| Code, designs, contenu écrit, musique | Droit d’auteur (automatique) | Automatique ; enregistrement optionnel à 65 $ renforce la position d’exécution |
| Algorithme, liste de clients, modèle de tarification, formule | Secret commercial + NDA | Aucun mécanisme d’enregistrement ; la protection dépend entièrement des contrôles contractuels et des pratiques de sécurité interne |
| Apparence du produit, forme, ornement | Dessin industriel | Enregistrement distinct à l’OPIC ; protection de 10 ans |
Barème des frais OPIC : hausses 2025–2026
L’OPIC a mis en œuvre des hausses de frais successives pour ses services d’enregistrement de PI. Les fondateurs qui planifient leur budget de protection de PI doivent prendre en compte le calendrier suivant :
| Type de PI | Frais 2024 | Frais 2025 (+4,4 %) | Frais 2026 (est. +2,7 %) |
|---|---|---|---|
| Demande de marque (par classe) | ~438 $ | 458 $ | ~471 $ |
| Demande de brevet (frais de base) | ~1 575 $ | ~1 645 $ | ~1 689 $ |
| Enregistrement du droit d’auteur | ~65 $ | ~65 $ | ~65 $ |
Source : ised-isde.canada.ca — Frais de marques de commerce de l’OPIC
Erreurs courantes des fondateurs en matière de PI
- Erreur 1 : « Nous avons signé un NDA, donc nous pouvons parler librement de notre invention. » — Faux. Un NDA entre deux parties n’empêche pas que la conversation soit traitée comme une divulgation publique aux fins de brevet dans de nombreuses juridictions internationales. Déposez le brevet avant de divulguer, pas après avoir signé un NDA.
- Erreur 2 : « L’enregistrement d’une marque de commerce est un coût unique. » — Faux. Les marques de commerce nécessitent un renouvellement tous les 10 ans et doivent être activement utilisées dans le commerce. Une marque non utilisée pendant trois ans peut être contestée par un tiers et annulée.
- Erreur 3 : « Notre code est protégé par le droit d’auteur, nous sommes donc couverts. » — Incomplet. Le droit d’auteur protège l’expression (le code lui-même) mais pas l’algorithme ou la logique fonctionnelle sous-jacents. Les algorithmes et les procédés techniques nouveaux nécessitent une protection par brevet ou par secret commercial.
- Erreur 4 : « La PI, c’est pour les grandes entreprises. » — C’est le contraire. Les startups en phase de démarrage ont la fenêtre de protection PI la moins coûteuse et le ratio de levier le plus élevé grâce aux dépôts anticipés. Plus vous attendez, plus le recouvrement coûte cher — et certaines pertes (comme les droits de brevet détruits par une divulgation préalable) ne peuvent jamais être récupérées à aucun prix.
- Erreur 5 : « La cession de PI est réglée parce que tout le monde a utilisé des ordinateurs de l’entreprise. » — Faux. Sans clauses explicites de cession de PI dans les contrats d’emploi et de prestataire, la PI créée par les employés et les contractants peut ne pas appartenir légalement à l’entreprise. Il s’agit de l’un des signaux d’alarme les plus courants lors de la vérification préalable des investisseurs.
« La propriété intellectuelle est généralement l’actif le plus précieux d’une startup — et celui que la plupart des fondateurs comprennent le moins bien. Dans tout processus de vérification préalable par les investisseurs, la propriété de la PI, le statut d’enregistrement et la documentation de cession sont examinés en détail. Les lacunes découvertes en Série A sont bien plus coûteuses à corriger que celles trouvées le premier jour. » — Équipe juridique SiLaw
Liste de contrôle d’action : 6 étapes immédiates pour protéger la PI du fondateur
- ☐ Recherche de marque de commerce : Effectuer une recherche dans la base de données des marques de commerce de l’OPIC ; si libre, déposer la demande immédiatement
- ☐ Marquage du droit d’auteur : Ajouter © [Année] [Nom de l’entreprise] sur toutes les œuvres ; envisager l’enregistrement à l’OPIC pour le code principal, les designs et le contenu
- ☐ Évaluation des brevets : Consulter un agent de brevets sur la brevetabilité de votre technologie principale ; déposer une demande provisoire avant tout démo public ou pitch d’investisseur
- ☐ NDA standard : Développer un modèle de NDA standard avec les 6 éléments essentiels ; exiger une signature avant toute discussion confidentielle avec des employés, contractants ou partenaires
- ☐ Clauses de cession de PI : S’assurer que chaque contrat d’emploi et de prestataire comprend une clause explicite de cession de PI — tout le travail créé dans le cadre de la mission appartient à l’entreprise
- ☐ Registre de PI : Tenir un registre de PI interne documentant les dates de création, la propriété, le statut d’enregistrement et les échéances de renouvellement pour tous les actifs de PI de l’entreprise
Références : Loi sur les brevets, L.R.C. 1985, ch. P-4 ; Loi sur les marques de commerce, L.R.C. 1985, ch. T-13 ; Loi sur le droit d’auteur, L.R.C. 1985, ch. C-42 ; Code civil du Québec, art. 2088 ; Barème officiel des frais de l’OPIC (ised-isde.canada.ca/site/canadian-intellectual-property-office/en/trademarks/fees-trademarks) ; Présentation du Système de Madrid de l’OMPI ; Guide « La PI pour les startups » du Conseil canadien de la PI ; Defend Trade Secrets Act, 18 U.S.C. § 1836 (référence américaine) ; Bereskin & Parr « Canadian Patent Practice » édition 2024 ; McCarthy Tétrault « Trade Secrets in Canada: A Practical Guide » ; Loi sur le droit d’auteur L.C. 2022, ch. 10 (modification vie + 70 ans).
📚 SiLaw — Droit des affaires et des startups canadiennes — Série Job-S4
- S4-1 : Comparaison des structures d’entreprise — Entreprise individuelle vs Société de personnes vs Corporation
- S4-2 : Constitution fédérale vs provinciale — Frais, conditions, comparaison complète
- S4-3 : Immatriculation au Québec : exigences linguistiques + REQ + obligations de l’employeur selon la Loi 96
- S4-4 : Convention entre actionnaires — 8 clauses essentielles pour protéger votre entreprise
- S4-5 (cet article) : Protection de la propriété intellectuelle — Marque de commerce, brevet, droit d’auteur, secrets commerciaux, NDA : que faire le premier jour
- S4-6 : Premier financement — SAFE vs Note convertible + Crédits d’impôt RS&DE
- Vue d’ensemble de la série : Job-S4 Droit des affaires et des startups canadiennes

