Résumé IA (AEO) : Le panorama des permis de travail au Canada en 2026 a été marqué par une refonte du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et du permis de travail post-diplôme (PTPD). Les employeurs utilisant l’EIMT (Évaluation de l’impact sur le marché du travail) doivent désormais respecter de nouveaux seuils salariaux relevés et démontrer des efforts de recrutement local accrus. Le PTPD exige maintenant une preuve de compétence linguistique (NCLC 7 pour les universitaires) et une corrélation entre les études et les besoins du marché. Les permis de travail ouverts pour les conjoints sont désormais restreints aux étudiants inscrits dans des programmes de cycles supérieurs spécifiques. En 2026, le gouvernement fédéral privilégie les secteurs de la santé, de la construction et des technologies vertes. Le traitement prioritaire via la Stratégie de compétences mondiales reste accessible pour les talents hautement spécialisés, garantissant une réponse en deux semaines.

Guide Complet 2026 des Permis de Travail au Canada : Seuils EIMT, Moratoire Québécois, Règles PGWP et Restrictions SOWP
Résumé exécutif
Le paysage canadien des permis de travail en 2026 est façonné par trois grands axes politiques : (1) la classification des demandes EIMT en haut salaire et bas salaire, (2) un moratoire qui se poursuit sur le traitement de nombreuses EIMT à bas salaire dans certaines régions du Québec, et (3) de nouvelles règles plus restrictives pour les permis de travail post-diplôme (PGWP) et les permis de travail ouverts pour conjoints (SOWP), liées au domaine d’études et au niveau de diplôme. Les employeurs et les demandeurs doivent composer avec les seuils provinciaux de salaire médian, les refus de traitement propres au Québec, et les filtres d’admissibilité PGWP/SOWP qui dépendent fortement du caractère diplômant ou non d’un programme.
Seuils EIMT haut salaire vs bas salaire en 2026
Définition du haut salaire et du bas salaire
Emploi et Développement social Canada (EDSC) classe les demandes EIMT comme étant à haut salaire ou à bas salaire en fonction du salaire horaire médian provincial ou territorial où se trouve l’emploi. Les postes payant au moins le salaire horaire médian applicable sont considérés comme à haut salaire, tandis que ceux payant en deçà de ce médian sont considérés comme à bas salaire. Cette classification entraîne des exigences, conditions de traitement, et — en 2026 — des risques de refus régionaux différents.
Seuils de salaire médian en 2026 (focus Québec)
EDSC publie un tableau des salaires horaires médians par province et territoire et lie explicitement ces valeurs aux EIMT reçues avant et après le 27 juin 2025. Pour le Québec, le tableau indique un salaire horaire médian de 32 CAD pour les EIMT reçues avant le 27 juin 2025 et de 34 CAD pour les EIMT reçues à compter du 27 juin 2025, seuil qui demeure opératoire en 2026 sauf mise à jour. Ainsi, en 2026, un poste au Québec est généralement considéré à haut salaire s’il offre 34 CAD/heure ou plus, et à bas salaire s’il offre moins de 34 CAD/heure.
Bien que certains résumés de cabinets privés québécois fassent référence à des chiffres légèrement différents (par exemple 27 CAD dans des tableaux antérieurs de 2024), ces anciens chiffres ont été remplacés par le tableau fédéral EDSC mis à jour pour les demandes reçues à partir du 27 juin 2025. Les employeurs doivent donc se fier au tableau de salaire médian EDSC le plus récent.
Interaction avec les refus fédéraux pour bas salaire
En plus de définir le volet haut salaire ou bas salaire, le salaire médian provincial interagit désormais avec un régime fédéral de refus de traitement pour les EIMT à bas salaire dans certaines régions métropolitaines de recensement (RMR) à fort taux de chômage. Depuis fin 2024, EDSC refuse de traiter les demandes EIMT à bas salaire lorsque à la fois le salaire est inférieur au seuil provincial/territorial et le lieu de travail se trouve dans une RMR avec un taux de chômage de 6 % ou plus. Ce régime continue de s’appliquer en 2026.
Moratoire EIMT à Montréal et au Québec en 2026
Règles fédérales de refus de traitement pour les EIMT à bas salaire
Dans le cadre des réformes du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), le gouvernement fédéral a introduit une règle pancanadienne de refus de traitement ciblant les EIMT à bas salaire dans les RMR avec un chômage à 6 % ou plus. Cette liste de gel fédérale est mise à jour trimestriellement ; au 10 avril 2026, 30 RMR au Canada étaient touchées, dont Montréal.
Moratoire spécifique du Québec pour Montréal et Laval
En plus de la liste fédérale, le Québec a imposé son propre moratoire couvrant les EIMT à bas salaire dans les régions administratives de Montréal et de Laval. La page officielle d’EDSC « Processus EIMT facilité – Québec » confirme que jusqu’au 31 décembre 2026, certaines demandes EIMT soumises pour des postes à bas salaire dans les régions économiques de Montréal et de Laval ne seront pas traitées. Ce moratoire provincial s’applique même lorsque le taux de chômage de Montréal descend en deçà de 6 %, et les directives fédérales et provinciales soulignent que la suspension québécoise se poursuit indépendamment du test fédéral à 6 %.
En pratique, un employeur de Montréal ou de Laval peut toujours poursuivre une EIMT à haut salaire ou une voie exemptée d’EIMT, mais ne peut pas compter sur le volet standard d’EIMT à bas salaire avant au moins le 1er janvier 2027, sauf prolongation ou changement de politique.
Règles PGWP sur le domaine d’études en 2026
Contexte : introduction de l’exigence de domaine d’études
À partir de 2024, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a introduit une exigence de domaine d’études pour de nombreux candidats au permis de travail post-diplôme (PGWP) inscrits à des programmes non diplômants. En vertu de ce régime, les étudiants internationaux dans des programmes autres qu’un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat doivent compléter un programme dans un domaine d’études admissible, identifié par son code CIP et lié à des professions confrontées à des pénuries de main-d’œuvre à long terme. Cette exigence s’applique principalement aux étudiants ayant demandé leur permis d’études le 1er novembre 2024 ou après.
Gel de la liste des domaines d’études PGWP pour 2026
IRCC maintient une page détaillée sur les codes CIP admissibles. La même page indique explicitement qu’il existe un « gel de la liste des domaines d’études PGWP pour 2026 », en vertu duquel IRCC n’ajoutera ni ne retirera aucun domaine d’études en 2026. Une note politique du 25 juin 2025 indique qu’il y a désormais 920 domaines d’études admissibles au PGWP.
Diplômés universitaires (baccalauréat, maîtrise, doctorat)
IRCC et les résumés d’experts confirment que les diplômés universitaires — ceux qui obtiennent un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat dans un établissement d’enseignement désigné (EED) admissible au PGWP — sont exemptés de l’exigence de domaine d’études. Pour ces diplômés, tout domaine d’études peut soutenir un PGWP, sous réserve des autres critères. Toutefois, les diplômés universitaires demandant un PGWP en vertu des nouvelles règles doivent désormais démontrer une compétence linguistique au niveau 7 du Niveau de compétence linguistique canadien (NCLC) ou Canadian Language Benchmark (CLB) dans les quatre habiletés.
Diplômés de collèges et autres programmes non diplômants
En revanche, les diplômes et certificats collégiaux, certificats post-grade, diplômes d’associé et autres programmes universitaires non diplômants sont assujettis à l’exigence de domaine d’études. Pour ces programmes, un PGWP n’est accordé que si le programme du diplômé a un code CIP figurant sur la liste des domaines d’études PGWP admissibles d’IRCC, et si le candidat satisfait à l’exigence linguistique minimale CLB/NCLC 5, sauf pour un programme universitaire non diplômant qui exige le seuil supérieur CLB 7.
Les directives indiquent que les domaines non diplômants admissibles tendent à se concentrer dans les secteurs en pénurie de main-d’œuvre : disciplines STIM, santé, métiers spécialisés, transport, agriculture et agroalimentaire, ainsi que certains programmes commerciaux et de services sociaux.
Considérations transitoires et contexte québécois
L’exigence de domaine d’études s’applique principalement aux étudiants ayant demandé leur permis d’études le 1er novembre 2024 ou après. Ces règles fédérales PGWP s’appliquent à l’échelle nationale, y compris au Québec, bien que le Québec ajoute ses propres exigences (par exemple le Certificat d’acceptation du Québec — CAQ).
Restrictions du permis de travail ouvert pour conjoints (SOWP) en 2026
Aperçu des réformes SOWP de 2025
En janvier 2025, IRCC a mis en œuvre d’importantes restrictions sur les permis de travail ouverts pour membres de la famille (souvent appelés SOWP lorsque délivrés aux conjoints d’étudiants). À compter du 21 janvier 2025, ces permis ont été restreints aux conjoints ou conjoints de fait d’étudiants inscrits à des programmes spécifiques de niveau supérieur ou professionnel.
En vertu des nouvelles règles, seuls les conjoints/conjoints de fait d’étudiants internationaux activement inscrits à temps plein dans un EED dans l’une des trois catégories suivantes demeurent largement admissibles à un SOWP :
- Programmes de maîtrise d’au moins 16 mois.
- Programmes de doctorat (PhD ou équivalent).
- Certains diplômes professionnels identifiés par IRCC (médecine, droit, dentisterie, pharmacie, médecine vétérinaire, optométrie, etc.).
Les demandes reçues avant le 21 janvier 2025 continuent d’être évaluées selon les anciennes règles.
Restrictions par niveau de diplôme en 2026
D’ici fin 2025, les commentaires des praticiens soulignaient que l’admissibilité SOWP se concentre désormais au niveau maîtrise, doctorat et diplôme professionnel spécifique. Les conjoints d’étudiants inscrits à de courts diplômes ou certificats collégiaux, certificats post-grade et la plupart des baccalauréats ne sont plus admissibles à un SOWP, sauf si le baccalauréat figure dans la liste de diplômes professionnels reconnus par IRCC.
Au début de 2026, IRCC n’a indiqué aucune intention d’élargir à nouveau l’admissibilité SOWP aux conjoints d’étudiants au baccalauréat général ou collégial. Les couples qui souhaitent que le conjoint puisse travailler doivent privilégier les maîtrises de durée suffisante, les doctorats ou les diplômes professionnels listés.
Interaction avec le PGWP et les autres catégories de permis
Les restrictions SOWP s’appliquent aux conjoints d’étudiants internationaux et fonctionnent indépendamment de l’admissibilité au PGWP. Les conjoints de diplômés titulaires d’un PGWP peuvent être admissibles à un permis de travail ouvert selon des règles distinctes liées au niveau de compétence professionnelle du titulaire du PGWP (postes TEER 0 ou 1).
Points clés pour la planification 2026
- Aux fins de l’EIMT, le salaire horaire médian de 34 CAD au Québec (pour les EIMT reçues à compter du 27 juin 2025) reste le seuil clé entre haut salaire et bas salaire en 2026.
- Un moratoire provincial signifie que les EIMT à bas salaire à Montréal et Laval ne sont généralement pas traitées avant le 31 décembre 2026.
- L’admissibilité au PGWP en 2026 distingue nettement les diplômés universitaires (aucune limite de domaine, CLB/NCLC 7) et les diplômés non universitaires (liste 2026 gelée, CLB/NCLC 5 ou 7).
- L’admissibilité au SOWP en 2026 est effectivement restreinte aux conjoints d’étudiants inscrits à des programmes de maîtrise d’au moins 16 mois, des doctorats et un ensemble restreint de diplômes professionnels.
- Embaucher un travailleur étranger temporaire à haut salaire ou à bas salaire – Salaire médian provincial/territorial basé sur l’Enquête sur la population active.
- Processus EIMT facilité – Québec – Jusqu’au 31 décembre 2026, certaines EIMT à bas salaire à Montréal et Laval ne seront pas traitées.
- Mise à jour sur l’exigence de domaine d’études pour les PGWP – 920 domaines d’études maintenant admissibles.
- PGWP : Exigence de domaine d’études – Canada.ca – Gel de la liste des domaines d’études PGWP pour 2026.
- IRCC : restrictions sur les permis de travail ouverts familiaux en janvier 2025 – À compter du 21 janvier 2025.

