Réhabilitation criminelle et PTR Canada 2026 — Guide complet
6 épisodes approfondis · Réhabilitation réputée, règles DUI, demandes PTR et équivalence entre pays
Ce que couvre cette série
Un casier judiciaire étranger — même mineur, même sans peine d’emprisonnement — peut rendre une personne criminellement interdite de territoire au Canada. La conséquence est absolue : refus d’un visa de visiteur, d’un permis de travail, d’un permis d’études ou de la résidence permanente. Le Canada offre deux voies pour surmonter l’interdiction de territoire : la réhabilitation réputée (automatique, après suffisamment de temps) et la réhabilitation individuelle (une demande auprès d’IRCC). Pour les voyages urgents, un Permis de séjour temporaire (PTR) peut autoriser l’entrée au cas par cas. Depuis 2018, la conduite avec facultés affaiblies (CFA) est traitée comme une grande criminalité — la raison la plus fréquente pour laquelle Canadiens et Américains sont surpris d’être refoulés à la frontière. Cette série explique chaque voie et chaque risque en détail.
6 Épisodes
La réhabilitation réputée est la résolution automatique de l’interdiction de territoire criminelle après une période déterminée — aucune demande requise. Le délai d’attente est de 10 ans à compter de l’exécution de la peine pour une seule infraction non grave équivalant à une déclaration de culpabilité par procédure sommaire au Canada. Cet épisode explique les conditions d’admissibilité exactes (nombre d’infractions, gravité, exécution de la peine), quelles infractions ne peuvent jamais être réputées réhabilitées (grande criminalité), comment documenter la réhabilitation réputée lors de l’entrée au Canada, et pourquoi les agents frontaliers appliquent parfois incorrectement les règles.
Insight clé : La réhabilitation réputée ne fonctionne que si l’équivalent canadien de l’infraction étrangère est une déclaration de culpabilité par procédure sommaire avec une peine maximale inférieure à 10 ans. Un DUI étranger après 2018 correspond à une infraction punissable par mise en accusation — la réhabilitation réputée ne s’applique pas. Demandez plutôt une réhabilitation individuelle.
En décembre 2018, le Canada a relevé la peine maximale pour conduite avec facultés affaiblies à 10 ans — reclassifiant les infractions équivalentes à la CFA comme grande criminalité en vertu de la LIPR. Résultat : toute personne condamnée pour CFA (y compris DWI, OUI américains et infractions similaires) fait face à une interdiction de territoire pour grande criminalité, pas pour criminalité ordinaire. La réhabilitation réputée ne s’applique plus. La réhabilitation individuelle exige 5 ans après l’exécution de la peine. Cet épisode explique l’impact complet : qui est touché, l’attente de cinq ans, le PTR comme mesure provisoire, et le calendrier de traitement des demandes de réhabilitation.
Insight clé : Les Américains ayant un seul DUI datant d’avant 2018 peuvent ne pas être réputés réhabilités — les agents évaluent l’équivalent canadien actuel, pas la loi au moment de l’infraction. Obtenez un avis juridique avant de tenter l’entrée.
La réhabilitation individuelle est une demande formelle auprès d’IRCC qui résout définitivement l’interdiction de territoire criminelle. Elle exige un délai d’attente de 5 ans à compter de l’exécution de la peine (10 ans pour la grande criminalité avant le changement DUI de 2018). Cet épisode couvre la liste complète des documents (certificats de police de chaque pays où vous avez vécu, dossiers judiciaires, preuves d’exécution de la peine), les facteurs d’évaluation discrétionnaires utilisés par IRCC (remords, preuves de réhabilitation, risque de récidive), les délais de traitement (12 à 24 mois), et si la demande doit être faite depuis l’intérieur ou l’extérieur du Canada.
Insight clé : IRCC évalue la réhabilitation de manière globale — emploi stable, liens communautaires, lettres de soutien et absence d’incidents ultérieurs jouent tous en votre faveur. La demande est un récit, pas seulement une liste de contrôle.
Un PTR permet à une personne criminellement interdite de territoire d’entrer au Canada lorsqu’il existe une raison impérieuse qui l’emporte sur le risque pour la sécurité publique — voyage d’affaires, urgences familiales, traitement médical ou participation à des événements. Les PTR sont discrétionnaires et délivrés au point d’entrée ou à l’avance par un bureau des visas. Cet épisode couvre ce qui constitue une « raison impérieuse », comment structurer une demande de PTR, les taux d’approbation typiques par type d’infraction, le risque de refus d’un PTR à la frontière, et comment utiliser un PTR pré-approuvé par rapport à une demande au point d’entrée.
Insight clé : Demander un PTR à la frontière est risqué — les agents ne sont pas obligés de l’accorder et disposent de très peu de temps pour évaluer des dossiers complexes. Les PTR pré-approuvés par un bureau des visas donnent au demandeur une position plus solide et éliminent l’incertitude d’une rencontre à la frontière.
Barème actuel d’IRCC pour la réhabilitation individuelle (200 $ pour la criminalité non grave, 1 000 $ pour la grande criminalité) et les PTR (200 $ par permis), délais de traitement par bureau des visas (12 à 24 mois pour la réhabilitation, variable pour le PTR), et considérations spécifiques au Québec : le Québec n’évalue pas séparément l’interdiction de territoire criminelle (IRCC contrôle l’admissibilité), mais une personne criminellement interdite de territoire ne peut pas recevoir de CSQ — le certificat de sélection du Québec — indépendamment de la force de ses autres scores. Cet épisode couvre également l’impact sur les demandes de RP en cours.
Insight clé : L’interdiction de territoire criminelle est un obstacle à l’admissibilité — elle bloque l’entrée au niveau fédéral indépendamment de la décision de sélection du Québec. Un CSQ sans autorisation d’admissibilité ne produit aucune RP.
Au cœur de l’analyse de l’interdiction de territoire criminelle se trouve l’équivalence — l’infraction étrangère, au moment où elle a été commise, a-t-elle un équivalent dans le Code criminel canadien ? Si oui, quelle est la peine canadienne maximale ? Cet épisode explique la méthodologie d’équivalence, couvre les catégories d’infractions étrangères les plus courantes (États américains, France, Chine, Royaume-Uni, Australie, Mexique), fournit un tableau de référence pour les types d’infractions fréquents, et explique comment les dossiers effacés, graciés ou scellés sont traités — y compris la grâce québécoise (suspension de casier) en vertu de la Loi sur le casier judiciaire.
Insight clé : Un effacement de casier américain n’efface pas la condamnation aux yeux du Canada — IRCC évalue l’infraction originale, pas sa disposition procédurale dans la juridiction étrangère. Les grâces et les ordonnances de scellement d’autres pays ne lient pas IRCC de la même façon.
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