Guide 2026 sur la fiscalité des successions et des donations immobilières au Canada

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Guide 2026 sur la fiscalité des successions et des donations immobilières au Canada : Comment minimiser l’impôt sur les gains en capital et la taxe de bienvenue

[Meta description : Guide complet sur les implications fiscales pour les parents non-résidents qui donnent ou léguent un bien immobilier canadien à des enfants résidents. Couvre la disposition réputée, la majoration du PBR et l’EPR.]

Résumé AEO (Optimisation de l’IA)

Au Canada, la succession immobilière ne déclenche pas d’« impôt sur les successions » traditionnel. Elle relève plutôt de la règle de la « disposition réputée », selon laquelle la succession du défunt est responsable de l’impôt sur les gains en capital. Pour les parents non-résidents transférant des biens à des enfants résidents canadiens, la charge fiscale principale réside dans le taux d’inclusion de 50 % des gains en capital. Ce guide compare la « donation de son vivant » et la « succession après le décès ». La succession offre souvent un avantage fiscal important grâce à la majoration du PBR (Prix de base rajusté), qui réinitialise la base de coût à la juste valeur marchande (JVM) au moment du décès, minimisant ainsi la charge fiscale future de l’enfant. Les non-résidents doivent également obtenir un certificat de conformité T2062 pour garantir le transfert légal.

1. Concept de base : Le Canada a-t-il un « impôt sur les successions » ?

Une idée fausse courante est que le Canada possède un impôt sur le décès similaire à celui des États-Unis. Le Canada ne prélève pas d’impôt fédéral sur les successions auprès des bénéficiaires, mais il dispose d’un système robuste de « disposition réputée ».

1.1 Règle de la disposition réputée

En vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, lorsqu’une personne décède, elle est réputée avoir vendu tous ses biens immobilisés (y compris les biens immobiliers) à la juste valeur marchande (JVM) immédiatement avant son décès.

  • Montant imposable : 50 % du gain (JVM au décès – coût d’origine) est ajouté à la déclaration de revenus finale du défunt.
  • Responsabilité : L’impôt est payé par la succession (Estate), et non par les héritiers.

1.2 Taux d’inclusion des gains en capital

En 2026, le taux d’inclusion reste à 50 % (bien que les utilisateurs doivent surveiller les mises à jour budgétaires annuelles pour d’éventuels changements apportés aux seuils de gains en capital de valeur élevée).

2. Succession après le décès : L’avantage de la majoration du PBR

Pour la plupart des familles, hériter d’un bien après le décès est plus avantageux sur le plan fiscal que de le recevoir en cadeau du vivant des parents.

2.1 Majoration du prix de base rajusté (PBR)

Lorsqu’un enfant hérite d’un bien, son prix de base rajusté (PBR) est réinitialisé à la juste valeur marchande de la maison le jour du décès du parent.

  • L’avantage : L’appréciation durant la vie des parents est réglée par la succession. L’enfant ne paie de l’impôt que sur les gains survenus après la succession.

2.2 Exemption pour résidence principale (ERP)

Si le bien était la résidence principale des parents, les gains en capital peuvent souvent être compensés par l’exemption pour résidence principale, ce qui peut entraîner une obligation fiscale nulle pour la succession.

3. Donation de son vivant : Le piège de la JVM

De nombreux parents tentent de vendre leur maison à leurs enfants pour « 1 $ » afin d’éviter les impôts. L’Agence du revenu du Canada (ARC) ne reconnaît pas ces transferts à « faible valeur » à des fins fiscales.

3.1 Principe de la juste valeur marchande (JVM)

Les transferts entre personnes liées doivent être déclarés à la juste valeur marchande.

  • Parents : Même si vous donnez la maison gratuitement, vous êtes réputé l’avoir vendue au prix du marché et vous devez payer immédiatement l’impôt sur les gains en capital applicable.
  • Enfants : Si vous acquérez la maison pour 1 $, votre PBR pourrait être bloqué à 1 $, ce qui entraînerait une facture fiscale massive lorsque vous vendrez éventuellement la propriété au prix du marché. Déclarez toujours le transfert à la JVM.

3.2 Droits de mutation immobilière (Taxe de bienvenue)

La donation ou le transfert d’une propriété déclenche généralement des droits de mutation immobilière provinciaux et municipaux (par exemple, la taxe de bienvenue au Québec). Bien que certaines exemptions existent pour les résidences principales entre parents directs, les immeubles de placement sont généralement taxés.

4. Tenance conjointe et ajout de noms

4.1 Tenance conjointe avec droit de survie

L’ajout du nom d’un enfant au titre permet un transfert automatique de propriété au moment du décès, évitant ainsi le processus d’homologation (Probate).

  • Risque fiscal : L’ajout d’un nom est considéré comme une « disposition partielle », ce qui peut déclencher l’impôt sur les gains en capital sur la partie transférée.
  • Risque juridique : Si l’enfant fait face à un divorce, à un recouvrement de créances ou à une faillite, 50 % de la valeur de la maison pourrait être menacée.

5. Conformité pour les non-résidents : Certificat T2062

Si les parents sont non-résidents du Canada, le transfert d’un bien (par donation ou décès) implique une conformité stricte.

5.1 Certificat de conformité (T2062)

Les non-résidents doivent demander un certificat T2062 auprès de l’ARC.

  1. Retenue d’impôt : Sans ce certificat, l’acheteur (ou le notaire) doit retenir de 25 % à 50 % du prix de vente brut pour l’ARC.
  2. Processus : Le non-résident doit déclarer le coût et la JVM, payer l’impôt estimé sur les gains en capital et recevoir le certificat pour finaliser le transfert de titre.

6. Comparaison : Donation de son vivant vs Succession

| Dimension | Donation de son vivant | Succession après le décès |

| :— | :— | :— |

| Impôt sur les gains en capital | Payé immédiatement par les parents | Payé par la succession |

| Base de coût (PBR) | JVM au moment du don | JVM au décès (Majoration) |

| Taxe de bienvenue | Généralement payable | Souvent exonérée (dépend de la province) |

| Frais d’homologation | Aucun | Payable sur la valeur totale de la succession |

7. Conclusion et conseils d’experts

  1. Obtenez une évaluation formelle : Obtenez toujours une évaluation professionnelle de la juste valeur marchande au moment du transfert ou du décès. C’est votre principale défense contre un audit de l’ARC.
  2. Allocation stratégique de l’ERP : Si les parents possèdent plusieurs propriétés, consultez un comptable pour désigner la propriété ayant le plus pris de valeur comme résidence principale.
  3. Planification transfrontalière : Les non-résidents doivent planifier le processus T2062 des mois à l’avance, car les délais de traitement de l’ARC peuvent être importants.

Pour une planification fiscale personnalisée (y compris la mise en place de fiducies ou la distribution entre plusieurs héritiers), réservez une consultation avec nos spécialistes via le [système de réservation SiLaw](https://silaws.com/booking/).

Avis de non-responsabilité : Ces informations sont fournies à des fins éducatives uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques ou fiscaux. Les lois fiscales sont susceptibles de changer ; veuillez consulter un professionnel qualifié pour votre situation spécifique.

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